mercredi 30 mai 2018

Deadpool 2

Date de sortie: 16 mai 2018

De David Leitch
Avec Ryan Reynolds, Josh Brolin, Morena Baccarin

Interdit aux moins de 12 ans
Genre: Action, Comédie
Durée: 2h00

Synopsis:
L’insolent mercenaire de Marvel remet le masque ! Plus grand, plus-mieux, et occasionnellement les fesses à l’air, il devra affronter un Super-Soldat dressé pour tuer, repenser l’amitié, la famille, et ce que signifie l’héroïsme – tout en bottant cinquante nuances de culs, car comme chacun sait, pour faire le Bien, il faut parfois se salir les doigts.


Critique "presse": 6,5/10
Ce deuxième volet des aventures de Deadpool reprend les ingrédients qui ont fait la réussite du premier, tout en faisant dans la surenchère. Le film joue en effet à fond la carte anti-superhéros à l'humour irrévérencieux: grosses punchlines, clins d'oeil à la culture pop, bonne dose d'auto-dérision, le tout entouré de scènes d'action parfois bien trashs. Mais tout comme dans le premier, le scénario manque ici de consistance, que l'accumulation de blagues ne fait pas oublier. La recette reste efficace, mais l'effet de surprise a disparu.

Ma critique: 6/10
Tous les éléments qui ont fait la réussite du premier sont ici repris et exploités à fond: avancée à contre-courant des films de super-héros "tradi", humour bien trash, scènes d'actions violentes. Alors, c'est rafraîchissant car ça change des Marvel tout public qu'on a l'habitude de voir, mais comme tout le film repose là-dessus, ça finit par s'essouffler un peu, surtout que l'effet de surprise n'est plus là. Quelques blagues sont vraiment drôles, des clins d'oeil sont bien trouvés (scène post-générique en particulier) mais d'autres gags sont juste lourds ou tombent simplement à plat. On a même certaines scènes qui sont juste rajoutées pour faire rire, mais qui n'apportent rien à l'histoire. Et comme le scénario, tout comme dans le précédent, est aussi assez traditionnel... Au final, ce "Deadpool 2", qui tend plus vers la comédie trash que vers le film d'action tout public, est un divertissement sympa, mais au-delà du côté irrévérencieux, il suit le parcours de n'importe quel film de super-héros...

mardi 1 mai 2018

Avengers: Infinity War

Date de sortie: 25 avril 2018

De Joe Russo, Anthony Russo
Avec Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Chris Evans

Genre: Aventure, Action
Durée: 2h29

Synopsis:
Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.





Critique "presse": 7/10
Un spectacle total avec son lot d'actions et de scènes de destructions massives, le tout saupoudré d'une bonne dose d'humour habituelle et d'une pointe de gravité nouvelle. La grande force du film réside dans son méchant, Thanos, plus profond que d'habitude. Malgré tout ça, on ne retrouve plus la fraîcheur et l'effet de surprise des premiers Marvel.

Ma critique: 6/10
Cet "Avengers Infinity War" vient conclure la première décennie du MCU et était fortement attendu. Ce troisième volet des "Avengers" est-il à la hauteur de toutes les attentes placées en lui?
Des films Marvel, il y en a eu à la pelle, et dernièrement la recette utilisée, constamment reprise, commençait à sérieusement s'essouffler. Cet "Infinity War" lui, commençait bien, réservant son lot de surprises et de fraîcheur (sans tout révéler, la scène d'ouverture pose de bonnes bases, et voir les différents héros se croisaient pour la première fois est jouissif), ainsi qu'une certaine noirceur nouvelle et bienvenue incarnée par un Thanos qui est LA réussite du film (il valait mieux, ça fait 10 ans qu'on en parle): pour une fois qu'on a un méchant profond, torturé, pas méchant juste pour être méchant mais qui a un vrai message, un vrai but (dans lequel je me retrouve au passage), ça fait plaisir. Autre point positif, avec le nombre de personnages représentés, le film parvient à ne pas être fouilli: le rythme est bon, le montage clair, on s'y retrouve bien et l'ensemble, quoiqu'un peu long dans sa deuxième partie, est agréable. Visuellement, c'est toujours très impressionnant et les scènes d'actions valent le détour.
Malgré ça, une fois les bonnes surprises du début passées, le film ne remplit pas toutes les attentes et se contente du faire du réchauffé de Marvel, à savoir action-humour-action-humour-etc... et quand chacun des protagonistes doit sortir sa punchline pour faire rire et avoir l'air cool, au bout d'un moment, c'est répétitif. A côté de ça, un gros problème qui était attendu et qui n'a pas été résolu, c'est qu'à avoir trop de personnages, il est compliqué de donner du temps à l'image à tout le monde, résultat la moitié d'entre eux se contentent de faire de la figuration. Et à ne pas trop développer leurs histoires, il devient difficile de s'attacher, ce qui fait qu'en termes d'émotions, ça a été le néant, pas aidé par une bande-son quelconque et une fin, certes inattendue, mais bâclée (pour des raisons que je ne peux développer ici sous risque de spoils).
Au final, cet "Avengers 3" est un blockbuster sympa, mais avec le budget et l'attente autour du film, un "ouais, c'est sympa" est insuffisant.

vendredi 20 avril 2018

Dans La Brume

Date de sortie: 4 avril 2018

De Daniel Roby
Avec Romain Duris, Olga Kurylenko, Fantine Harduin

Genre: Science fiction
Durée: 1h29

Synopsis:
Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe... Mais les heures passent et un constat s'impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume...

Critique "presse": 6,5/10
Alliant drame, action et science-fiction, "Dans La Brume" reprend tous les codes du genre dans un film fantastique made in France. Efficace, malgré une prise de risques minime.

Ma critique: 6/10
Un film catastrophe à la française qui se regarde bien. Le film avance vite, les scènes s'enchaînent sans problème, le rythme est bon malgré un petit creux dans sa deuxième partie, les enjeux sont bien renouvelés, la tension bien présente. Quelques regrets malgré tout: à reprendre la plupart des codes du genre, le film manque d'originalité, la mise en scène ne met pas assez l'accent sur la gravité de certaines situations et les émotions qui en découlent (c'est dommage, car avec la très bonne bande-son, il y avait moyen de faire mieux), il y a quelques facilités scénaristiques, la jeune comédienne ne m'a pas convaincue, mais le plus gênant, c'est qu'on devine le twist final au bout de 20 minutes... Pour un film de genre français, c'est efficace mais pas extraordinaire.

mercredi 18 avril 2018

La Mort De Staline

Date de sortie: 4 avril 2018

De Armando Iannucci
Avec Steve Buscemi, Simon Russell Beale, Jeffrey Tambor

Titre original: "The Death Of Stalin"
Genre: Historique, Comédie dramatique
Durée: 1h48

Synopsis:
Dans la nuit du 2 mars 1953, un homme se meurt, anéanti par une terrible attaque. Cet homme, dictateur, tyran, tortionnaire, c'est Joseph Staline. Et si chaque membre de sa garde rapprochée - comme Beria, Khrouchtchev ou encore Malenkov - la joue fine, le poste suprême de Secrétaire Général de l'URSS est à portée de main. (Inspiré de faits réels...)


Critique "presse": 6,5/10
On sourit plus qu'on ne rit, on frémit aussi dans cette satire politique à l'humour noir, mêlant absurde et burlesque, sur le régime totalitaire de l'URSS sous Staline. Les acteurs, tous remarquables, s'en donnent à coeur joie, bien aidé par des dialogues mordants. Cependant, le tout devient vite répétitif.

Ma critique: 6/10
La première demi-heure est vraiment drôle (dramatique aussi quand on sait que c'est inspiré de faits réels), entre personnages bien écrits, situations absurdes et dialogues savoureux; malheureusement le reste de film manque de rythme et finit par s'essouffler. Sympathique mais loin d'être au niveau de "In The Loop" ou de la série "Veep".

lundi 9 avril 2018

Ready Player One

Date de sortie: 28 mars 2018

De Steven Spielberg
Avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn

Genre: Science fiction, Action
Durée: 2h20

Synopsis:
2045. Le monde est au bord du chaos.
Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday.
Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…


Critique "presse": 8,5/10
Le grand enfant Spielberg réalise un blockbuster spectaculaire aux effets spéciaux impressionnants et bourré de références à la pop-culture des années 80 et 90. L'action ne faiblit jamais dans cette extraordinaire aventure faite de va-et-vient entre monde virtuel et réel. Malgré quelques faiblesses dans son histoire, "Ready Player One" n'en reste pas moins un divertissement efficace et nostalgique. Jouissif!

Ma critique: 6/10
La première moitié du film est excellente: on découvre avec plaisir les personnages et le fonctionnement de l'OASIS, le tout en s'amusant à reconnaître les innombrables références à la pop-culture. On suit avec intérêt les aventures du jeune Wade Watts, et les deux premières épreuves sont franchement réussies, aussi bien l'impressionnante course de voitures dans New-York que la plongée immersive dans un film culte.
Malheureusement, après ça, les personnages réels prennent le pas sur leurs avatars et le film se change en grand n'importe quoi: nombreuses invraisemblances et incohérences, multiples raccourcis et facilités scénaristiques. Le film devient trop manichéen, on nous propose une histoire d'amour sans intérêts et des rebondissements ridicules, et le final nous donne droit à un happy-end bâclé et à une morale bien bien nase.
Les effets spéciaux sont exceptionnels, la musique entraînante, l'action bien présente, tout ça fait qu'on ne s'ennuie pas, malheureusement, et comme trop souvent, le scénario n'est pas à la hauteur. Avant même de voir le film, le synopsis était déjà léger: le créateur de l'OASIS qui décide de faire une compétition visant à léguer 500 milliards de dollars au gagnant, laissant ainsi la chance aux grandes entreprises pleines de ressources de l'emporter, c'est quand même pas malin, surtout quand le reste du monde vit en dessous du seuil de pauvreté... Et à coté de ça, les références à la pop-culture sont juste des clins d'oeil mais ne sont jamais développées, le rapport monde réel-virtuel est hyper gentillet et naïf (pas assez de parallèle avec les problèmes actuels: pas de références au troll, au cyber-harcèlement et à tout le bordel que serait véritablement ce monde en ligne avec l'anonymat des joueurs), les personnages sont mal écrits et on a encore droit à tous les héros qui sont des ados prépubères sans charisme.
Un blockbuster sympa, rien de plus.

mercredi 4 avril 2018

Hostiles

Date de sortie: 14 mars 2018

De Scott Cooper
Avec Christian Bale, Rosamund Pike, Wes Studi

Avertissement
Genre: Western
Durée: 2h13

Synopsis:
En 1892, le capitaine de cavalerie Joseph Blocker, ancien héros de guerre devenu gardien de prison, est contraint d’escorter Yellow Hawk, chef de guerre Cheyenne mourant, sur ses anciennes terres tribales. Peu après avoir pris la route, ils rencontrent Rosalee Quaid. Seule rescapée du massacre de sa famille par les Comanches, la jeune femme traumatisée se joint à eux dans leur périple. Façonnés par la souffrance, la violence et la mort, ils ont en eux d’infinies réserves de colère et de méfiance envers autrui. Sur le périlleux chemin qui va les conduire du Nouveau-Mexique jusqu’au Montana, les anciens ennemis vont devoir faire preuve de solidarité pour survivre à l’environnement et aux tribus Comanches qu’ils rencontrent.


Critique "presse": 8/10
En forme d'hommage aux Amérindiens, Scott Cooper nous livre un western, aux questions contemporaines, dur et efficace. De la beauté sublime des images et des paysages à l'interprétation très juste des acteurs en passant par une mise en scène qui nous garde sous tension, "Hostiles" est maîtrisé de bout en bout.

Ma critique: 5/10
Fan du genre, j'attendais beaucoup de ce film, je suis resté sur ma faim. Filmé dans des décors naturels c'est visuellement très beau, l'interprétation des comédiens est bonne, la bande-son fait son effet, la thématique soulevée autour du traitement des indiens est intéressante, mais le film ne fonctionne pas. La faute à deux gros défauts.
Des défauts comme souvent au niveau du scénario: un chef indien et un capitaine US qui se détestent doivent faire route ensemble, on se doute bien que le chemin les mènera vers la rédemption (déjà, niveau surprise, c'est donc moyen), mais ce qui est dommage ici, c'est que dans ce face-à-face, la part-belle est faite aux personnages américains, les Indiens devant se contenter des seconds rôles. A côté de ça, la narration est très linéaire: le groupe avance, obstacle, il avance à nouveau, obstacle, il avance, obstacle... ce qui est assez répétitif.
Mais le deuxième problème est encore plus gênant, c'est le choix de mise en scène: le film est volontairement lent, ce qui n'est pas un problème en soi... sauf que déjà, il ne se passe pas grand chose, mais en plus, le film fait 2h15 (alors qu'enlever 20-30 minutes n'aurait rien eu de scandaleux) si bien que dans sa deuxième partie, j'ai commencé par trouver le temps vraiment long.
Une bonne idée, mais qui aurait mérité de meilleurs choix.

lundi 2 avril 2018

Carnivores

Date de sortie: 28 mars 2018

De Jérémie Renier, Yannick Renier
Avec Leïla Bekhti, Zita Hanrot, Bastien Bouillon 

Avertissement
Genre: Thriller
Durée: 1h26

Synopsis:
Mona rêve depuis toujours d’être comédienne. Au sortir du Conservatoire, elle est promise à un avenir brillant mais c’est Sam, sa sœur cadette, qui se fait repérer et devient rapidement une actrice de renom.
À l’aube de la trentaine, à court de ressources, Mona est contrainte d’emménager chez sa sœur qui, fragilisée par un tournage éprouvant, lui propose de devenir son assistante. Sam néglige peu à peu son rôle d'actrice, d'épouse, de mère et finit par perdre pied. Ces rôles que Sam délaisse, Mona comprend qu'elle doit s'en emparer.


Critique "presse": 6/10
Pour leur premier film en tant que réalisateurs, les frères Renier réalisent un thriller sombre et haletant, à l'ambiance soignée, et porté par l'interprétation convaincante de ses deux comédiennes. Le scénario, malgré quelques rebondissements, est malheureusement bien trop prévisible et ne nous surprend pas vraiment.

Ma critique: 7/10
Si la première réalisation des frères Renier souffre de faiblesses scénaristiques et de rebondissements pas toujours bien exploités malgré de bonnes idées (la dernière partie aurait pu, voire du, être nettement plus glauque), les deux frères se rattrapent sur la mise en scène et la direction d'acteurs (la performance des deux actrices est très bonne) et arrivent à installer une ambiance sombre et tendue à leur film. Tout cela est bien aidé par une photo et des plans magnifiques: un vrai choix de réalisation payant. Un premier film pas parfait, mais une agréable surprise tout de même.