mercredi 15 juin 2011

The Prodigies

Date de sortie: 8 juin 2011

Réalisé par Antoine Charreyron
Avec Jeffrey Evan Thomas, Jacob Rosenbaum, Dominic Gould

Interdit aux moins de 12 ans
Genre : Animation , Science fiction
Durée : 01h27

Synopsis :
Imaginez-vous doté d’une intelligence surhumaine, du pouvoir de contrôler les autres par la force de l’esprit, de les transformer en marionnettes dépourvues de volonté, obéissant à vos ordres les plus fous… Ce don fascinant et terrible Jimbo Farrar le connaît bien car depuis son enfance, il le possède.
Brillant chercheur à la tête de la Fondation Killian pour enfants surdoués, très amoureux de sa femme Ann, Jimbo n’a qu’un but : trouver d’autres prodiges comme lui. Il imagine alors un jeu en ligne d’une complexité extrême et finit par découvrir cinq adolescents qu’il décide de réunir à New York.
Conscients de leur différence, isolés et incompris, ces prodiges se retrouvent un soir à Central Park. Enfin, ils ne sont plus seuls. Mais ils sont alors sauvagement agressés et leur destin bascule. Ignorés par la police, abandonnés par ceux qui devaient les protéger, en état de choc, ils déchaînent alors leurs pouvoirs avec une intelligence diabolique, éliminant sans laisser de trace ceux qui les ont trahis...


Critique "presse": 6/10
S'il est graphiquement un peu décevant, le film assume son parti radical et réussi à faire passer l'émotion. Une mise en scène audacieuse rattrape un scénario et des dialogues trop communs. Un divertissement pour les jeunes adultes plus que pour les enfants.

Ma critique: 5/10
Je ne connaissais pas le bouquin, j'ai été donc surpris par la dureté du film (un enfant qui se fait battre par son père, une fille qui se fait violer), mais l'esthétique de ses scènes est impressionnante. La première partie du film est vraiment bien (Jimbo cherche les cinq prodiges et on en apprend un peu sur leur psychologie), et une fois l'agression passée, je m'attendais à une bonne histoire de vengeance, mais ça a vite viré au n'importe quoi, plutôt que de s'en prendre à ceux qui leur ont fait du mal, ils s'en prennent à tout le monde, comme le président des Etats-Unis, et c'est un peu trop. La psychologie des personnages est elle aussi abandonnée. C'est dommage, car les questions posées sont intéressantes: comment assumer sa différence? comment ne pas se prendre pour Dieu quand on a autant de possibilité devant soi? Un film inégal, donc, avec une 3D égale à elle-même.

Limitless

Date de sortie: 8 juin 2011

Réalisé par Neil Burger
Avec Bradley Cooper, Robert De Niro, Abbie Cornish

Genre : Thriller
Durée : 01h45

Synopsis :
Eddie Morra rêve d’écrire, mais l’angoisse de la page blanche le paralyse. Sa vie sans éclat bascule lorsqu’un ami lui fait découvrir le NZT, un produit pharmaceutique révolutionnaire qui lui permet d’exploiter son potentiel au maximum. Eddie peut désormais se souvenir de tout ce qu’il a lu, vu ou entendu ; il peut apprendre n’importe quelle langue en une journée, résoudre des équations complexes et subjuguer tous ceux qu’il rencontre – tant qu’il reste sous l’influence de cette substance qui n’a pas encore été testée.
Très vite, Eddie fait aussi merveille à Wall Street, où ses prouesses attirent l’attention de Carl Van Loon, un puissant magnat de la finance, qui lui propose de négocier la plus grosse fusion de l’histoire. Eddie ignore encore que des gens sont désormais prêts à tout pour mettre la main sur son stock de NZT. Alors qu’il découvre le danger, il doit aussi affronter les terribles effets secondaires du produit...


Critique "presse": 6/10
Un thriller, proche du fantastique, qui vaut surtout pour la performance de Bradley Cooper, très bon en écrivain loser ainsi qu'en golden-boy. Prévisible malgré quelques rebondissements, ça reste un bon divertissement, sans plus.

Ma critique: 4/10
Je ne suis jamais rentré dans ce film, certainement à cause des nombreux clichés. Un écrivain loser en mal d'inspiration (whaaa, quelle idée!) prend une drogue qui le change en winner (jusque là, rien d'anormal). Ce nouveau cerveau, appâté par le gain, s'intéresse à la Bourse et des gens investissent sur lui. Et là, patatra, la drogue à des effets négatifs (mais quelle surprise!) et forcément, notre héros va devoir se sortir de ce mauvais pas. Il est aidé par son ex (ancienne addict à la drogue) qui apparaît deux minutes à l'écran pour dire au héros comment faire pour s'en sortir. Et gros rebondissement de fin, alors que la descente aux enfers semblait inévitable, on a le droit à une happy-end! Un film quelconque, qui a comme seul intérêt, de passer assez vite.

London Boulevard

Date de sortie: 8 juin 2011

Réalisé par William Monahan
Avec Colin Farrell, Keira Knightley, David Thewlis

Genre : Thriller , Romance
Durée : 01h42

Synopsis :
Mitchel sort de prison plein de bonnes intentions. Pourtant, lorsqu’il tombe sur son vieil ami Billy, un petit voyou à la recherche d’un complice, il accepte de l’aider en échange d’un toit. Incapable de rompre avec son passé, Mitchel fait la connaissance de Charlotte, une star de cinéma terrée dans un luxueux hôtel particulier pour échapper aux hordes de paparazzi, dont il devient rapidement le garde personnel.
Charlotte et Mitchel se rapprochent, envisageant même ensemble une nouvelle vie à Los Angeles. Mais il a déjà attiré l’attention de Gant, un puissant parrain de la pègre, qui voit en lui un atout précieux pour ses affaires. Quand Mitchel refuse, Gant décide de le faire plier, ne reculant devant rien pour arriver à ses fins…


Critique "presse": 4,5/10
Un polar anglais qui oscille entre drame violent et romance improbable, sans jamais vraiment choisir son camp. Le scénario est sans surprises et peu crédible. Des choses à sauver tout de même: de bons seconds rôles (une soeur alcoolique, un gangster flippant, ...), quelques répliques cinglantes et une bonne bande-son vintage.

Ma critique: 6/10
Un film qui aurait pu être un très bon polar sans cette histoire d'amour sans intérêt entre un ancien voyou et une star pourchassée par les paparazzis. Heureusement, Keira Knightley est assez secondaire et l'histoire se centre essentiellement sur Colin Farrell, ex-taulard rattrapé par son passé. Il fera tout pour sortir de cette spirale infernale, quitte à s'opposer au parrain local. J'ai beaucoup aimé que la violence ne soit que suggérée et pas montrée. Rajoutons de bonnes répliques, un peu de suspense, deux, trois rebondissements, et on obtient, malgré la romance, un bon polar, avec une fin décevante.

X-Men: Le Commencement

Date de sortie: 1 juin 2011

Réalisé par Matthew Vaughn
Avec James McAvoy, Michael Fassbender, Kevin Bacon

Titre original : X-Men: First Class
Genre : Science fiction , Action
Durée : 02h10

Synopsis :
Avant que les mutants n’aient révélé leur existence au monde, et avant que Charles Xavier et Erik Lehnsherr ne deviennent le Professeur X et Magneto, ils n’étaient encore que deux jeunes hommes découvrant leurs pouvoirs pour la première fois. Avant de devenir les pires ennemis, ils étaient encore amis, et travaillaient avec d’autres mutants pour empêcher la destruction du monde, l’Armageddon. Au cours de cette opération, le conflit naissant entre les deux hommes s’accentua, et la guerre éternelle entre la Confrérie de Magneto et les X-Men du Professeur X éclata…
X-Men : le commencement nous entraîne aux origines de la saga X-Men, révélant une histoire secrète autour des événements majeurs du XXe siècle.


Critique "presse": 7/10
Ce prologue s'intéresse à la naissance des X-Men, à la rencontre entre le Professeur X et Magneto (interprétés par James McAvoy et Michael Fassbender, tous deux impeccables). Le scénario mêle fiction et réalité, puisqu'il est articulé autour de la Guerre Froide. Il pose aussi les bonnes questions, comme la différence et l'acceptation de soi, le tout sur un ton qui reste assez léger, l'ambiance des sixties n'y étant pas étrangère. Le tout donne un blockbuster efficace et rythmé, malheureusement, certains seconds rôles sont dénués d'intérêts.

Ma critique: 8/10
Excellent prequel: le scénario est bien ficelé, bien amené. On suit la jeunesse de Charles Xavier et Erik Lehnsherr jusqu'à leur rencontre. A partir de là, ils doivent s'associer et trouver d'autres mutants pour éviter la destruction du monde en pleine Guerre Froide. C'est rythmé, drôle, avec une bonne bande-son: un très bon blockbuster qui va relancer une des meilleures franchises de super-héros. Les effets spéciaux m'ont un peu déçu, et en temps que fan des films (je connais pas trop les BDs), je regrette que certains des mutants n'aient pas trop d'intérêts et que certains aient été oubliés (Jean Grey, Tornade, ...) mais la suite résoudra peut-être ses oublis.

mercredi 8 juin 2011

La Défense Lincoln

Date de sortie: 25 mai 2011

Réalisé par Brad Furman
Avec Matthew McConaughey, Marisa Tomei, Ryan Phillippe

Titre original : The Lincoln Lawyer
Genre : Thriller , Drame
Durée : 01h58

Synopsis :
Michael Haller est avocat à Los Angeles. Habile, il est prêt à tout pour faire gagner les criminels de bas étage qu’il défend. Toujours entre deux tribunaux, il travaille à l’arrière de sa voiture, une Lincoln Continental. Ayant passé la plus grande partie de sa carrière à défendre des petits voyous minables, il décroche pourtant ce qu’il pense être l’affaire de sa vie : il est engagé pour défendre un riche play-boy de Beverly Hills accusé de tentative de meurtre. Mais ce qui semblait être une affaire facile et très rentable se transforme en redoutable duel entre deux maîtres de la manipulation…


Critique "presse": 6,5/10
"La Défense Lincoln" est une adaptation réussie du polar de Michael Connelly. Brad Furman nous livre un thriller juridique, qui, sans renouveler le genre, reste efficace grâce à de nombreux rebondissements, parfois malvenus. L'ensemble du casting est très convaincant, Matthew McConaughey en tête. Un film agréable à regarder.

Ma critique: 7/10
Matthew McConaughey (excellent, au passage) est un avocat sans scrupules, défendant et innocentant des coupables. Jusqu'au jour où il doit défendre un playboy, bien sous tout rapport, de viol. Pour innocenter son client, l'avocat mène son enquête et découvre une vérité qui va remettre en question son mode de fonctionnement. Un scénario bien ficelé, avec de bons rebondissements, le suspense est présent tout au long du film et on passe un très bon moment. Dommage que les 10 dernières minutes n'apportent pas grand-chose.

Very Bad Trip 2

Date de sortie : 25 mai 2011

Réalisé par Todd Phillips
Avec Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis

Titre original : The Hangover Part II
Genre : Comédie
Durée : 01h42

Synopsis :
Phil, Stu, Alan et Doug s’offrent un voyage exotique en Thaïlande, à l’occasion du mariage de Stu. Après l’inoubliable soirée d’enterrement de sa vie de garçon à Las Vegas, Stu ne veut rien laisser au hasard et opte pour un brunch léger, sans risque, avant la cérémonie. Mais les choses ne se passent pas toujours comme prévu.


Critique "presse": 4,5/10
La structure du scénario est la même que dans le premier, l'effet de surprise en moins. Avec plus de moyens, les situations sont poussées à l'extrême, mais on ne rit pas plus, au contraire.

Ma critique: 6/10
Un copié-collé du premier: un mariage avec enterrement de vie de garçon, ils se réveillent sans souvenirs de la veille, ont perdu un des leurs, et doivent refaire le cours de leur soirée pour le retrouver. Si quelques gags bien trouvés m'ont encore fait rire, dans l'ensemble, j'ai été déçu par le manque d'imagination du scénario. Plus aucune surprise, une suite purement commerciale. Même le diaporama à la fin (encore le plus drôle du film) est moins bon. Une petite déception.

lundi 30 mai 2011

Minuit A Paris

Date de sortie : 11 mai 2011

Réalisé par Woody Allen
Avec Owen Wilson, Rachel McAdams

Titre original : Midnight in Paris
Genre : Comédie , Romance
Durée : 01h34

Synopsis :
Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.



Critique "presse": 9/10
Woody Allen est un amoureux de la Ville Lumière et le montre bien. Bien plus qu'une simple carte postale sur la ville, il nous livre une fable fantastique, un voyage à travers le temps et les âges. Une comédie réjouissante, légère, intelligente, teintée de nostalgie, un pur moment de plaisir, typiquement allenien.

Ma critique: 5/10
Le film commence sur de nombreux plans de Paris (mais bizarrement, la moité des arrondissements est oubliée), puis apparaît le couple d'américains, dans un grand hôtel parisien. L'homme, un doux rêveur, est amoureux de la ville et souhaiterait vivre dans les années 1920. Arrive minuit, son souhait se réalise, il partage alors ses nuits avec Hemingway, Dali, Picasso... Plus qu'une comédie romantique, c'est une fable fantastique. Malheureusement, Paris n'est qu'une bête carte postale et si votre culture générale n'est pas au point (beaucoup de référence à la peinture, aux livres, à la musique...), vous risquez de moins rire que d'autres. Si j'ai ri par moments, à d'autres, je me suis senti totalement inculte. En résumé, pas le meilleur des Woody Allen. Côté français, les actrices n'amènent absolument rien (Carla Bruni et Léa Seydoux en tête).