lundi 15 novembre 2010

Vous Allez Rencontrer Un Bel Et Sombre Inconnu

Date de sortie: 6 octobre 2010

Réalisé par Woody Allen
Avec Naomi Watts, Antonio Banderas, Josh Brolin

Titre original : You Will Meet a Tall Dark Stranger
Genre : Comédie , Drame
Durée : 01h38

Synopsis :
Tout commence une nuit, lorsqu’Alfie se réveille, paniqué à l'idée qu'il ne lui reste plus que quelques précieuses années à vivre. Cédant à l'appel du démon de midi, il met abruptement fin à quarante années de mariage en abandonnant sa femme Helena. Après une tentative de suicide et une analyse vite arrêtée, celle-ci trouve un réconfort inattendu auprès d'une voyante, Cristal, qui lui prédit une histoire d'amour avec un "grand inconnu tout de noir vêtu"…


Critique "presse":
Woody Allen signe une comédie noire, au goût de vaudeville, servie par un casting brillant. Il passe d'un personnage à un autre avec brio, à coup de répliques et situations qui font mouche. Mais si ce nouveau Woody est à ranger du côté des bons films du réalisateur, il ne fait preuve d'aucune surprise.

Ma critique:
Une bonne comédie malgré un scénario simple. Une femme âgée qui se laisse avoir par une voyante de pacotille, un écrivain en mal d'inspiration, un vieux riche qui épouse une poule de luxe, une secrétaire qui tombe sous le charme de son patron. Pas d'énormes surprises pour ce film, mais Woody Allen ne tombe pas dans la caricature et l'on passe un bon moment.

jeudi 4 novembre 2010

Les Petits Mouchoirs

Date de sortie: 20 octobre 2010

Réalisé par Guillaume Canet
Avec François Cluzet, Marion Cotillard, Benoît Magimel

Genre : Comédie dramatique
Durée : 02h34

Synopsis :
A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.



Critique "presse":
Une bande de potes doit partir, comme chaque année, en vacances chez le plus friqué d'entre eux. L'un d'eux est victime d'un accident. A partir de là, les autres se posent la question: faut-il partir quand même ou rester? Finalement, ils partent, chacun avec leurs secrets et leurs problèmes, qui finiront par éclater au grand jour. Canet, malgré un sujet connu (la bande de potes), arrive, avec une bonne partie de la fine fleur du cinéma français, à nous emmener dans un tourbillon d'émotions. Tout au long du film, on passe du rire aux larmes. La mise en scène ne se centre pas sur un seul protagoniste et passe avec aisance d'un personnage à un autre, mais le problème, c'est que les persos sont un peu (trop) caricaturaux et que tout au long des 2h30 de film (et oui, quand même!), ils n'évoluent pas des masses. Un film "générationnel" qui tourne au mélodrame, et qui a du mal à se finir.

A noter que faire la critique "presse" de ce film est assez difficile, entre les journalistes qui lèchent les pieds de Canet et ceux qui font preuve d'une extrême jalousie et se contente de descendre le film avec méchanceté plutôt que de délivrer une critique objective.

Ma critique:
Un film sur des trentenaires parisiens et leurs problèmes...J'ai comme une impression de déjà-vu. La différence, c'est que Canet s'en sort mieux que les autres. Son film est long, mais il prend au moins le temps de développer chacun de ses personnages. Mention à Cluzet, excellent (et drôle) dans son rôle de restaurateur stressé qui veut tout contrôler. Pour une fois, dans un film français, la bande-son est digne de ce nom, on ne se contente pas de trois, quatre pauvres notes de piano. Mais pour moi, le gros plus de ce film, c'est la vision que Canet a des relations entre amis. Tout n'est pas tout beau, tout rose. Chacun pense d'abord à ses petits problèmes personnels et fait passer son bonheur avant celui des autres. Une vision et une définition, selon moi, assez vraie de l'amitié.
Voilà pour les points positifs. Pour le négatif, déjà, le film est long (une bonne demi-heure de moins, c'était possible). Ensuite, ça joue trop sur l'émotion: là, faut rire, là, faut pleurer. Et pour finir, pour un film entre potes, j'ai quand même une question? Comment font-ils pour être amis? Comment deux couples posés avec enfants (Cluzet-Bonneton et Magimel-Arbillot) peuvent être amis avec un beauf' (joué par Lellouche, qui change donc de registre...ou pas) coureur de jupons, comédien raté (car oui, dans le film, il n'a pas papa pour le pistonner) et avec la cool Cotillard qui couche avec tout le monde et fume des joints à longueur de temps? Comment peut-on être amis avec un stressé de la vie qui renie son meilleur pote dès qu'il y a un problème? Comment peut-on être ami avec un mec qui passe son temps à se plaindre et à déprimer car sa femme l'a quittée? Franchement, un mec comme ça, tu l'aides au début, mais au fur et à mesure, tu t'éloignes. Et là, je résume. Bref, comment des gens qui n'ont rien en commun peuvent être amis?
Pour conclure, un film qui a les défauts de ses qualités. Pas le meilleur de Canet, même si comme beaucoup, j'ai versé ma petite larme à la fin.

The American

Date de sortie: 27 octobre 2010

Réalisé par Anton Corbijn
Avec George Clooney, Thekla Reuten, Bruce Altman

Genre : Thriller , Drame
Durée : 01h43

Synopsis :
Jack est un tueur à gages habile et expérimenté. Toujours en alerte, il n’a aucune attache. Quand une mission tourne mal et lui coûte la vie de la femme qu’il aime, il se fait la promesse que son prochain contrat sera le dernier.
Cette ultime mission le conduit dans un pittoresque village italien niché dans de hautes collines. Mais pour Jack, chaque lieu peut se révéler un piège et chaque personne une menace. Toutefois, il prend goût aux confidences échangées autour d’un armagnac avec le prêtre du village, et se laisse entraîner dans une liaison avec une belle Italienne. Mais en baissant la garde, Jack prend peut-être des risques.
Une menace semble se rapprocher, et la mystérieuse femme qui l’a engagé n’est peut-être pas ce qu’elle prétend...


Critique "presse":
"The American" est un thriller esthétique, un polar dépouillé qui se déroule sur les hauteurs des Abruzzes, avec de nombreuses références à Antonioni et Melville. George Clooney nous montre une autre facette du tueur à gages. On est loin du film d'action traditionnel, ce qui fait du film sa force, mais aussi sa faiblesse.

Ma critique:
George Clooney en tueur à gages passe plus de temps à se cacher et à se poser des questions sur son métier et son avenir qu'à tuer à tout va. Une idée originale, mais on est en droit d'attendre plus d'actions. Je parle pas d'explosions et de courses poursuites toutes les dix minutes, mais boire des cafés, discuter de la vie avec un prêtre et flirter avec une prostituée, ça fait peu pour un film et l'histoire ne raconte pas grand chose, le tout sur un rythme assez lent. Point positif, les images sont belles et ça m'a donné envie de visiter l'Italie.

mercredi 3 novembre 2010

Moi, Moche Et Méchant

Date de sortie: 6 octobre 2010

Réalisé par Pierre Coffin, Chris Renaud
Avec Steve Carell, Jason Segel, Russell Brand

Titre original : Despicable Me
Genre : Animation
Durée : 01h35

Synopsis :
Dans un charmant quartier résidentiel délimité par des clôtures de bois blanc et orné de rosiers fleurissants se dresse une bâtisse noire entourée d’une pelouse en friche. Cette façade sinistre cache un secret : Gru, un méchant vilain, entouré d’une myriade de sous-fifres et armé jusqu’aux dents, qui, à l’insu du voisinage, complote le plus gros casse de tous les temps : voler la lune (Oui, la lune !)...
Gru affectionne toutes sortes de sales joujoux. Il possède une multitude de véhicules de combat aérien et terrestre et un arsenal de rayons immobilisants et rétrécissants avec lesquels il anéantit tous ceux qui osent lui barrer la route... jusqu’au jour où il tombe nez à nez avec trois petites orphelines qui voient en lui quelqu’un de tout à fait différent : un papa.
Le plus grand vilain de tous les temps se retrouve confronté à sa plus dure épreuve : trois fillettes prénommées Margo, Edith et Agnes.


Critique "presse":
Un film d'animation original, où le rôle principal est tenu par le méchant. Succès surprise aux Etats-Unis, "Moi, Moche Et Méchant..." n'a pas une intrigue très poussée mais bénéficie de bonnes idées, avec les minions, aussi nombreux que drôles, un autre super vilain super frimeur, et les trois petites filles, qui en font voir de toutes les couleurs à Gru. Un film attendrissant, qui plaira aux petits comme aux grands, mais qui ne vaut pas un bon Pixar.

Ma critique:
Un bon moment d'humour avec de bons gags. Gru est un spuer vilain, qui veut être le plus grand méchant de tous les temps. Pour ça, il est même prêt à se servir de trois petites orphelines, qui ne recherchent qu'un père. Le film commence bien, beaucoup d'humour noir et Gru est un vrai méchant, mais très (trop) vite, il se laisse berner et attendrir par trois gamines. Passage obligé vu que c'est avant tout un film pour enfants, mais ç'eut pu être mieux, car l'on se doute dès le départ que Gru, moche et méchant, finira en gentil papa.

mercredi 20 octobre 2010

The Social Network

Date de sortie: 13 octobre 2010

Réalisé par David Fincher
Avec Jesse Eisenberg, Justin Timberlake, Andrew Garfield

Genre: Drame
Durée: 2h01

Synopsis :
Une soirée bien arrosée d'octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l'Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos et demande à l'utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l'information se diffuse à la vitesse de l'éclair et le site devient viral, détruisant tout le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie. Mark est accusé d'avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C'est pourtant à ce moment qu'est né ce qui deviendra Facebook. Peu après, Mark crée thefacebook.com, qui se répand comme une trainée de poudre d'un écran à l'autre d'abord à Harvard, puis s'ouvre aux principales universités des États-Unis, de l'Ivy League à Silicon Valley, avant de gagner le monde entier...
Cette invention révolutionnaire engendre des conflits passionnés. Quels ont été les faits exacts, qui peut réellement revendiquer la paternité du réseau social planétaire ? Ce qui s'est imposé comme l'une des idées phares du XXIe siècle va faire exploser l'amitié de ses pionniers et déclencher des affrontements aux enjeux colossaux...


Critique "presse":
"The Social Network" bénéficie non seulement d'un travail d'écriture brillant, mais aussi d'une réalisation où se mêlent jeux de pouvoir, d'argent et trahisons, ce qui en fait l'un des films les plus passionnant de cette année 2010. David Fincher et Aaron Sorkin n'ont pas seulement fait un biopic sur Facebook et son créateur, mais ils ont montré les dérives de la société actuelle, qui vit à travers son écran d'ordinateur et perd toutes les notions de la réalité.

Ma critique:
Bon scénario, bonne mise en scène, bons acteurs, pour un très bon film. Ici, l'histoire est centrée sur la création de Facebook par Mark Zuckerberg, décrit comme un surdoué aigri sans vie sociale, prêt à trahir son seul véritable ami. On y voit comment Facebook est devenu le succès d'aujourd'hui et les procès auxquels Zuckerberg doit faire face. On peut seulement regretter que ce film est vu le jour trop tôt, car il ne parle pas des problèmes rencontrés aujourd'hui, comme l'atteinte à la vie privée. Autre problème, "The Social Network" n'est pas un véritable biopic, il faut donc réussir à faire la part des choses entre la fiction et la réalité. Un film à voir.

jeudi 14 octobre 2010

Kaboom

Date de sortie: 6 octobre 2010

Réalisé par Gregg Araki
Avec Thomas Dekker, Juno Temple, Roxane Mesquida

Interdit aux moins de 12 ans
Genre : Comédie
Durée : 01h26

Synopsis :
Smith mène une vie tranquille sur le campus - il traîne avec sa meilleure amie, l’insolente Stella, couche avec la belle London, tout en désirant Thor, son sublime colocataire, un surfeur un peu simplet - jusqu’à une nuit terrifiante où tout va basculer. Sous l’effet de space cookies ingérés à une fête, Smith est persuadé d’avoir assisté à l’horrible meurtre de la Fille Rousse énigmatique qui hante ses rêves. En cherchant la vérité, il s’enfonce dans un mystère de plus en plus profond qui changera non seulement sa vie à jamais, mais aussi le sort de l’humanité.


Critique "presse":
Un film totalement délirant et hallucinant qui oscille entre la teen-movie et le film d'horreur avec ses bad trips et du sexe à tout va, le tout avec une mise en scène punchy. Le héros est un ado en quête d'identité sexuelle qui va vivre une aventure onirique à la "Twin Peaks". Le film part dans tous les sens, simplement jouissif.

Ma critique:
Le film commence comme une teen-movie avec sexe, drogue et alcool pour tourner à l'horreur avec enlèvement et meurtre. Mise en scène rythmée, bande-son sympa et répliques cinglantes jusqu'au dénouement: les 20 dernières minutes nous révèle le pourquoi du comment ou plutôt le n'importe quoi du n'importe comment avec une histoire de secte et d'élu aux pouvoirs surnaturels. Le réalisateur est parti dans son délire, à nous de l'y suivre. Soit on accroche, soit on n'accroche pas. Moi, j'ai pas accroché.

Wall Street: Money Never Sleep

Date de sortie: 29 septembre 2010

Réalisé par Oliver Stone
Avec Michael Douglas, Shia LaBeouf, Josh Brolin

Titre original : Wall Street: Money Never Sleeps
Genre : Drame
Durée : 02h16

Synopsis :
Wall Street, New York : en plein krach boursier de 2008, un jeune trader, Jacob Moore, est prêt à tout pour venger son mentor, que d'obscures tractations financières ont poussé au suicide. Il demande de l'aide à Gordon Gekko, le meilleur - et le pire - des gourous de la finance, qui vient de sortir de 20 ans de prison pour délit d'initié. Jacob va apprendre à ses dépens que Gekko reste un maître de la manipulation, et que l'argent ne dort jamais.


Critique "presse":
Oliver Stone met au centre de son film le krach boursier de 2008 et le scandale des subprimes. Si les rôles sont taillés, comme les costumes, sur mesure et que les répliques font mouche, on ne retrouve pas le cynisme du premier volet. Wall Street 2 penche aussi plus vers le mélodrame familial que vers le thriller financier attendu.

Ma critique:
Si le scénario est assez simpliste (une histoire de vengeance), c'est certainement pour que tout le monde puisse suivre. Car dès que le film commence à parler des rouages de la Bourse, je me suis senti totalement perdu. Du coup, n'y connaissant rien, on suit l'intrigue sans tout comprendre, et ce même si Stone a dû simplifié au maximum. Mais pas besoin d'être un pro de la finance pour savoir que cette suite n'arrive pas à la cheville du premier volet (comme souvent) et que les couleurs et les bronzages font plus penser à un film sur Barbie qu'à un film sur les vautours du milieu financier.