Date de sortie: 16 mai 2018
De David Leitch
Avec Ryan Reynolds, Josh Brolin, Morena Baccarin
Interdit aux moins de 12 ans
Genre: Action, Comédie
Durée: 2h00
Synopsis:
L’insolent mercenaire de Marvel remet le masque !
Plus grand, plus-mieux, et occasionnellement les fesses à l’air, il devra affronter un Super-Soldat dressé pour tuer, repenser l’amitié, la famille, et ce que signifie l’héroïsme – tout en bottant cinquante nuances de culs, car comme chacun sait, pour faire le Bien, il faut parfois se salir les doigts.
Critique "presse": 6,5/10
Ce deuxième volet des aventures de Deadpool reprend les ingrédients qui ont fait la réussite du premier, tout en faisant dans la surenchère. Le film joue en effet à fond la carte anti-superhéros à l'humour irrévérencieux: grosses punchlines, clins d'oeil à la culture pop, bonne dose d'auto-dérision, le tout entouré de scènes d'action parfois bien trashs. Mais tout comme dans le premier, le scénario manque ici de consistance, que l'accumulation de blagues ne fait pas oublier. La recette reste efficace, mais l'effet de surprise a disparu.
Ma critique: 6/10
Tous les éléments qui ont fait la réussite du premier sont ici repris et exploités à fond: avancée à contre-courant des films de super-héros "tradi", humour bien trash, scènes d'actions violentes. Alors, c'est rafraîchissant car ça change des Marvel tout public qu'on a l'habitude de voir, mais comme tout le film repose là-dessus, ça finit par s'essouffler un peu, surtout que l'effet de surprise n'est plus là. Quelques blagues sont vraiment drôles, des clins d'oeil sont bien trouvés (scène post-générique en particulier) mais d'autres gags sont juste lourds ou tombent simplement à plat. On a même certaines scènes qui sont juste rajoutées pour faire rire, mais qui n'apportent rien à l'histoire. Et comme le scénario, tout comme dans le précédent, est aussi assez traditionnel... Au final, ce "Deadpool 2", qui tend plus vers la comédie trash que vers le film d'action tout public, est un divertissement sympa, mais au-delà du côté irrévérencieux, il suit le parcours de n'importe quel film de super-héros...
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mercredi 30 mai 2018
vendredi 5 août 2016
Suicide Squad
Date de sortie: 3 août 2016
De David Ayer
Avec Will Smith, Jared Leto, Margot Robbie
Avertissement
Genre: Action
Durée: 2h10
Synopsis:
Les pires méchants de l’univers DC Comics réunis dans un même film. C'est tellement jouissif d'être un salopard ! Face à une menace aussi énigmatique qu'invincible, l'agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu'aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s'embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu'au moment où ils comprennent qu'ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?
Critique "presse": 4,5/10
La quantité de super-vilains ne fait pas la qualité. Mise à part Margot Robbie qui surnage en Harley Quinn, ce "Suicide Squad" est un blockbuster plutôt décevant. Alors oui, c'est fun et décalé, mais ça survole tout, des persos au scénario.
Ma critique: 3/10
Une histoire déjà vue, revue et rerevue (une super-équipe confrontée à un super-vilain qui veut détruire la Terre), qui pourrait tout de même fonctionner si elle était bien mise en scène. Ce qui n'est malheureusement pas le cas: passé les 30 premières minutes et la présentation des personnages, sympathique sans être révolutionnaire, la Squad arrive en ville et c'est de la baston (mal-filmée) pendant 1h30.
Les persos, revenons-y: 6, 7 personnages à développer dans un film de 2h10, forcément, ça n'allait pas être possible. Comme on pouvait s'y attendre, certains sont juste survolés, et qu'ils soient là ou pas, ça ne fait franchement pas une grande différence. Les persos de Deadshot (Will Smith qui fait du Will Smith: "je suis un méchant, mais je suis gentil quand même") et Harley Quinn (Margot Robbie seule agréable surprise du film, sans casser trois pattes à un canard non plus) sont un peu plus développés. Le Joker est un second rôle, ce qui n'est pas plus mal, le pauvre Jared Leto n'arrivant pas à la cheville d'Heath Ledger.
Le plus gros problème du film est pourtant à venir: Warner, pour rattraper son retard sur Marvel a clairement décidé de les copier. Et là où Nolan avait réussi avec ses "Batman" a retranscrire le côté plus sérieux et plus sombre des héros DC Comics, Warner a changé son fusil d'épaule: ses films sont maintenant accessible à tout public, plus dans l'esprit Marvel. On retrouve ainsi dans ce "Suicide Squad" le côté chansons fun qui a fait le succès de "Guardians Of The Galaxy" et le côté persos cools, décalés et drôles façon "Deadpool". Au final, ces super-méchants ont une pseudo cool-attitude ridicule, balancent deux, trois blagues (qui tombent à plat), mais pour le côté psychopathe torturé, on repassera. Ce "Suicide Squad" fait donc peine à voir, essentiellement car Warner a décidé de se prosterner devant le Dieu Dollar (surtout ne pas faire un film trop sombre, les enfants pourraient pas le voir) plutôt que de se construire une identité propre.
Pour résumé: une histoire pas originale, une mise en scène sans surprise, des personnages sans charisme, ni personnalité, plus gentils que méchants et une production à la ramasse pour un film tout public qui aurait mérité bien meilleur sort.
De David Ayer
Avec Will Smith, Jared Leto, Margot Robbie
Avertissement
Genre: Action
Durée: 2h10
Synopsis:
Les pires méchants de l’univers DC Comics réunis dans un même film. C'est tellement jouissif d'être un salopard ! Face à une menace aussi énigmatique qu'invincible, l'agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu'aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s'embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu'au moment où ils comprennent qu'ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?
Critique "presse": 4,5/10
La quantité de super-vilains ne fait pas la qualité. Mise à part Margot Robbie qui surnage en Harley Quinn, ce "Suicide Squad" est un blockbuster plutôt décevant. Alors oui, c'est fun et décalé, mais ça survole tout, des persos au scénario.
Ma critique: 3/10
Une histoire déjà vue, revue et rerevue (une super-équipe confrontée à un super-vilain qui veut détruire la Terre), qui pourrait tout de même fonctionner si elle était bien mise en scène. Ce qui n'est malheureusement pas le cas: passé les 30 premières minutes et la présentation des personnages, sympathique sans être révolutionnaire, la Squad arrive en ville et c'est de la baston (mal-filmée) pendant 1h30.
Les persos, revenons-y: 6, 7 personnages à développer dans un film de 2h10, forcément, ça n'allait pas être possible. Comme on pouvait s'y attendre, certains sont juste survolés, et qu'ils soient là ou pas, ça ne fait franchement pas une grande différence. Les persos de Deadshot (Will Smith qui fait du Will Smith: "je suis un méchant, mais je suis gentil quand même") et Harley Quinn (Margot Robbie seule agréable surprise du film, sans casser trois pattes à un canard non plus) sont un peu plus développés. Le Joker est un second rôle, ce qui n'est pas plus mal, le pauvre Jared Leto n'arrivant pas à la cheville d'Heath Ledger.
Le plus gros problème du film est pourtant à venir: Warner, pour rattraper son retard sur Marvel a clairement décidé de les copier. Et là où Nolan avait réussi avec ses "Batman" a retranscrire le côté plus sérieux et plus sombre des héros DC Comics, Warner a changé son fusil d'épaule: ses films sont maintenant accessible à tout public, plus dans l'esprit Marvel. On retrouve ainsi dans ce "Suicide Squad" le côté chansons fun qui a fait le succès de "Guardians Of The Galaxy" et le côté persos cools, décalés et drôles façon "Deadpool". Au final, ces super-méchants ont une pseudo cool-attitude ridicule, balancent deux, trois blagues (qui tombent à plat), mais pour le côté psychopathe torturé, on repassera. Ce "Suicide Squad" fait donc peine à voir, essentiellement car Warner a décidé de se prosterner devant le Dieu Dollar (surtout ne pas faire un film trop sombre, les enfants pourraient pas le voir) plutôt que de se construire une identité propre.
Pour résumé: une histoire pas originale, une mise en scène sans surprise, des personnages sans charisme, ni personnalité, plus gentils que méchants et une production à la ramasse pour un film tout public qui aurait mérité bien meilleur sort.
mercredi 17 février 2016
Deadpool
Date de sortie: 10 février 2016
De Tim Miller
Avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein
Interdit au moins de 12 ans
Genre: Comédie d'action
Durée: 1h49
Synopsis:
Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.
Critique "presse": 6,5/10
Drôle et déjanté, tourné pour "seulement" 50 millions de dollars, "Deadpool" casse les codes du genre du film de super-héros: ça castagne sec, y'a du sang, du sexe, de l'humour noir et irrévérencieux. Pourtant, malgré le parti pris d'autodérision, la formule ne prend pas totalement, et finit peu à peu par s'essouffler, pas aidé par une histoire qui manque cruellement d'originalité.
Ma critique: 6/10
"Deadpool" joue à fond la carte de l'anti-superhéros. Lui, il aime buter des méchants en racontant des blagues salaces. Alors oui, c'est moins lisse que les Marvel traditionnels. Mais à vouloir sans cesse jouer sur le contre-emploi, le film finit par en faire trop. Et à force d'humour gras, ça devient lourd, limite vulgaire et ça s'essouffle. Comme on dit, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Puis pour un film qui se moque des superhéros et prône l'autodérision, l'histoire suit pourtant le même schéma que les films "tradi". Une idée originale, mais mal exploitée, pas très bien filmée, et sans surprises.
De Tim Miller
Avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein
Interdit au moins de 12 ans
Genre: Comédie d'action
Durée: 1h49
Synopsis:
Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.
Critique "presse": 6,5/10
Drôle et déjanté, tourné pour "seulement" 50 millions de dollars, "Deadpool" casse les codes du genre du film de super-héros: ça castagne sec, y'a du sang, du sexe, de l'humour noir et irrévérencieux. Pourtant, malgré le parti pris d'autodérision, la formule ne prend pas totalement, et finit peu à peu par s'essouffler, pas aidé par une histoire qui manque cruellement d'originalité.
Ma critique: 6/10
"Deadpool" joue à fond la carte de l'anti-superhéros. Lui, il aime buter des méchants en racontant des blagues salaces. Alors oui, c'est moins lisse que les Marvel traditionnels. Mais à vouloir sans cesse jouer sur le contre-emploi, le film finit par en faire trop. Et à force d'humour gras, ça devient lourd, limite vulgaire et ça s'essouffle. Comme on dit, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Puis pour un film qui se moque des superhéros et prône l'autodérision, l'histoire suit pourtant le même schéma que les films "tradi". Une idée originale, mais mal exploitée, pas très bien filmée, et sans surprises.
mardi 9 février 2016
Le blockbuster se meurt...
Petit (ou gros) coup de gueule. Comme tout bon français qui se respecte, j'aime me plaindre et j'ai ici une raison toute trouvée pour un petit (gros) billet d'humeur: la qualité des blockbusters de l'année 2015 qui m'a énormément déçu. Les films des années précédentes nous mettaient déjà bien en garde, mais 2015 a cumulé les déceptions.
Petites définitions pour bien comprendre ce qui suit:
Bon cinéma: pour moi, un bon film, que ce soit un film d'auteur ou un blockbuster, est un film devant lequel on ne s'ennuie pas, avec une histoire (si possible originale) qui se tient. Qui n'utilise donc pas de raccourci scénaristique.
Raccourci scénaristique: comment justifier que l'action A mène à l'action B de manière totalement incohérente en prenant le spectateur pour un idiot (pour rester poli) Exemple le plus connu: quand un serial-killer est dans une maison hantée, et que les héros décident de se séparer en 5 groupes de un, en avançant chacun dans des pièces sans lumière. Personne ne ferait ça, mais pour le bien de l'histoire, les personnages font ces choix extrêmement douteux.
Blockbuster: film à gros budget, bourré d'actions et d'effets spéciaux, avec pour but principal le pur divertissement. Et de plus en plus gros adepte du raccourci scénaristique.
Sans refaire toute l'année cinéma, je vais m'arrêter sur quelques (mauvais) films qui m'auront marqué, et qui surtout auront été des succès, pour certains critiques, pour d'autres commerciaux, et parfois les deux.
Commençons avec "MAD MAX FURY ROAD": Accueilli et présenté par la presse comme étant un chef d'oeuvre, ce nouveau volet des aventures de "Mad Max" (35 ans après l'original) nous montre qu'il est important de se faire soi-même une opinion, mais aussi que la plupart des critiques ne connaissent pas la définition du mot chef d'oeuvre. Si la mise en scène des courses-poursuites, et l'image proposée relèvent du chef d'oeuvre, pour le reste, c'est le néant. Pour résumer le sujet du film: des bandes rivales se font la guerre pour des ressources (eau, pétrole) qui se font rare. C'est ainsi que tout le long du film, un mec use du pétrole pour faire des flammes avec sa guitare ou que les héroïnes qui s'échappent utilisent le peu d'eau qu'elles ont pour prendre une douche... Logique. Arrive une scène où Max a besoin d'armes, il part donc arrêter un tank tout seul en pleine nuit, et revient l'air de rien, en ayant réussi sa mission. Comment a-t-il fait? Nous ne le saurons jamais, car tout se passe en hors-champ! Le plus gros foutage de gueule est pourtant à venir: si pendant une heure, Max, Furiosa, et les autres font tout pour échapper au grand méchant, et à son domicile (ou prison) de grand méchant, à partir du moment où ils sont enfin sains et saufs, Max convainc tout le monde que la prison, c'était pas si mal en fait. WHAT ZE F...!!!! Et donc, rebelote, une heure de courses-poursuites dans l'autre sens. Un scénario qui tient sur une feuille A4 (grand max...). Tout dans l'action, rien dans la réflexion.
Poursuivons avec "JURASSIC WORLD". Si le film a moyennement été accueilli par la critique (comme quoi, tout n'est pas perdu), il s'agit d'un énorme succès commercial. On parle là d'un film qui dès la bande-annonce nous envoyait du lourd. Un parc enfin ouvert, un dinosaure génétiquement modifié (comme dans les films genre "Sharktopuss" où un savant fou décide de croiser un requin avec une pieuvre géante, le genre de film qui ne sort jamais sur nos écrans). Jusque là, en terme d'histoire, c'est du réchauffé de "Jurassic Park". Mais la bande-annonce, le synopsis aussi d'ailleurs, ne s'arrête pas là, puisque le héros chargé d'arrêter le monstre hybride est un dresseur de vélociraptors.......Avant même de voir le film, on nous prend déjà pour des idiots. Une des scènes les plus importantes du film est bien sûr le moment où l'Indominus Rex s'échappe. Rappel des faits: notre héros, expérimenté et qui connaît les dinos, vient inspecter l'enclos du I-Rex, enclos sur lequel travaillent une quinzaine d'ouvriers afin de le renforcer. Notre héros et sa belle, ainsi que figurant 1 cherchent l'I-Rex à travers la vitre, et se rendent compte que des marques de griffes ont été faites sur un mur juste à côté. La question qu'ils se posent tous n'est pas "l'I-Rex s'est-il fait les ongles?" mais "a t'il escaladé le mur?". Le figurant 1 chargé de la surveillance n'a rien vu, les ouvriers non plus, et personne n'a vu une bêbête carnivore de 15m de haut se promener dans la nature, mais non la bestiole a quand même dû s'échapper. Pour vérifier, notre héros entre les mains dans les poches dans l'enclos, et seulement une fois dedans, décident de tracer notre dino qui a été pucé... Dans le même genre, on a aussi les deux gamins super-cons qui décident de faire du hors-piste en franchissant une porte qui a été défoncée et alors que tout le monde leur dit de rentrer. Ces mêmes gamins se trouvent ensuite face à une voiture en panne et hop, réplique magique "tu te souviens quand on a aidé papy a retapé son 4x4" et bien sûr, les gamins crétins deviennent des cracks en mécanique. Sautons à la grande scène finale, où l'héroïne en talons court aussi vite que le T-Rex (chronométré à 40km/h, plus rapide qu'Usain Bolt) et où T-Rex et vélociraptors font ami-ami pour venir à bout de l'I-Rex........ Je sais qu'il s'agit d'un film, que les dinosaures n'existent pas, mais niveau crédibilité, avouez que c'est zéro! Raccourcis scénaristiques pour justifier de l'action: il faut que le dino s'échappe, il faut que les gamins soit en danger, il faut un super combat de dinos.
Novembre. Grosse attente autour de "SPECTRE" dernier James Bond en date après le très bon "Skyfall" (de l'avis général, pas le mien). Sans rentrer dans les détails, et juste pour l'anecdote: si le gros méchant est méchant avec James Bond, c'est parce que son papa jouait plus avec James qu'avec lui quand ils étaient petits. Où comment changer une tension dramatique en situation comique.
Le meilleur pour la fin. "STAR WARS EPISODE VII", l'événement de l'année, attendu de tous. Disney a su faire monter la sauce comme il fallait: bandes-annonces lâchées au compte-goutte, promesse d'un retour aux sources (à la fois visuel, après le CGI hideux de la prélogie, et pour satisfaire les fans avec les acteurs originaux)... Au final, cet événement a été un non-événement, Disney ne prenant aucun risque et voulant satisfaire tout le monde, fans de toujours, fans à venir, enfants. Un scénario dénué de toute originalité et qui n'est qu'un pâle copié-collé de l'épisode IV sorti en 77. Déjà dans le texte déroulant, on apprend que le Premier Ordre a pris le pouvoir et que la Résistance résiste. Les gentils avaient pas gagné y'a 30 ans? A l'époque, c'était pas déjà l'Empire qui foutait la m...? Les ressemblances ne s'arrêtent pas là... Voici l'histoire del'Episode IV L'Episode VII:
Deux droïdes un droïde ont en leur possession des plans ultra-secrets qu'ils doivent amener à la Rébellion Résistance. L'Empire Le Premier Ordre est à leur poursuite. Nos notre droïdes s'échappent sur une planète de sable Tatooïne Jaaku où ils sont recueillis par un jeune homme jeune femme orphelin qui deviendra un une jedi. Nos droïdes, Luke et Obiwan notre droïde, Rey et Finn s'échappent à bord du Faucon Millénium aidés de Han Solo et Chewbacca. Après diverses péripéties, nos héros rejoignent la Rébellion Résistance. Dans le même temps, l'Etoile de La Mort la planète Starkiller est capable grâce à un rayon laser de détruire en deux-deux une plusieurs planètes. Et cette Etoile Planète se dirige vers la Rébellion Résistance. Nos héros décident donc de désactiver les systèmes de défense de cette Etoile Planète et d'envoyer toute leur flotte pour la faire exploser avec succès.
Après ce plagiat, attardons-nous sur les personnages, tous superbement écrits. Finn est un storm-trooper qui après le meurtre d'un de ses compagnons d'armes, décide de quitter le Premier Ordre, car ce sont des gros méchants et que tuer, c'est mal. Il décide donc de s'échapper, et pour se faire, bute jusqu'à la fin du film tous ses potes storm-trooper (c'est un peu comme si je vous disais que je déteste les légumes verts tout en m'empiffrant de brocolis...). Rey est une jeune fille qui ne sait pas d'où elle vient, ni où elle va, elle récupère juste des vieilles pièces de vaisseau à droite ou à gauche. Mais en deux minutes, elle arrive à piloter le Faucon Millénium mieux que Han Solo et elle maîtrise la Force ainsi que le méchant en cinq minutes (il avait fallu 3 films à Luke...) Kylo Ren, le grand méchant ressemble à un ado en mal d'amour sans son casque, se fait blesser par un ex storm-trooper éboueur et totalement botter les fesses par Rey.
Et il s'agit là du film qui a fait le plus gros démarrage de tous les temps et qui dépassera peut-être dans les jours/semaines qui suivent "Avatar" (qui n'est qu'un Pocahontas dans l'espace) comme plus gros succès du box-office mondial. Ce film a aussi été encensé par la critique.....

Chaque génération à son histoire? Vraiment?
"Jurassic World" et "Star Wars 7" sont deux des cinq plus gros succès de tous les temps sans avoir une once d'originalité, sans avoir pris le moindre risque et en nous prenant clairement pour des buses. Why? Mais WHYYYY???
Le problème de ces films est double. D'un côté, les producteurs n'aiment pas prendre de risques et nous proposent de plus en plus de films ciblés, cadrés, au cahier des charges bien précis. Les scénaristes ne peuvent plus faire appel à leur imagination, et les réalisateurs ne viennent plus avec leur vision propre, ils sont tout de suite recadrés.
L'autre côté du problème, ce sont les spectateurs. Les prod' peuvent toujours proposer des blockbusters bas de gamme, qui se ressemblent tous, mais c'est le public qui choisit d'aller au cinéma. On nous propose de la merde, et on la mange, alors pourquoi s'embêter à faire quelque chose de mieux? Le réalisateur de "Terminator Genisys" l'avoue lui-même (http://www.ecranlarge.com/films/news/942124-le-realisateur-de-terminator-genisys-admet-que-son-film-n-a-aucun-sens): à partir du moment où il y a de l'action, toute trame scénaristique est inutile.
Même si comme beaucoup, je vais au cinéma pour me détendre, et que j'aime les films divertissants, j'aime surtout être transporter par une histoire, surpris par des rebondissements inattendus, pas seulement collé à mon siège par des scènes d'actions spectaculaires. Aujourd'hui, c'est pourtant ce qui prédomine: les histoires se ressemblent toutes, on cherche juste à être original pour les scènes d'actions. Et les producteurs y trouvent leur compte, à partir du moment où ils trouvent un filon, ils l'exploitent jusqu'au bout. Et ça marche, alors pourquoi proposer autre chose?
2016 en est le parfait exemple avec un nombre important de suites, reboots, cross-overs, remakes, préquels, adaptations de comics, jeux-vidéos... (Batman Vs Superman, Deadpool, Suicide Squad, Assassin's Creed, Gambit, X-Men Apocalypse, Ninja Turtles 2, Captain America 3, Tarzan, Le Livre De La Jungle, Independance Day 2, Transformers 5...). Niveau originalité, on a vu mieux. Sans oublier qu'à la fin de l'année, nous aurons droit à un spin-off de "Star Wars" et en 2017, la franchise "Spider-Man" recommencera dès le début pour la troisième fois en 15 ans!
Ces blockbusters sont LES films attendus chaque année, survendus, surmédiatisés, ils sont pourtant de plus en plus décevants. Ils se ressemblent déjà beaucoup entre eux, mais maintenant, au sein d'une même franchise, ils sont identiques! Et pourtant, le succès est là! Nous sommes pris pour des cons, et ce n'est malheureusement pas près de changer.
Petites définitions pour bien comprendre ce qui suit:
Bon cinéma: pour moi, un bon film, que ce soit un film d'auteur ou un blockbuster, est un film devant lequel on ne s'ennuie pas, avec une histoire (si possible originale) qui se tient. Qui n'utilise donc pas de raccourci scénaristique.
Raccourci scénaristique: comment justifier que l'action A mène à l'action B de manière totalement incohérente en prenant le spectateur pour un idiot (pour rester poli) Exemple le plus connu: quand un serial-killer est dans une maison hantée, et que les héros décident de se séparer en 5 groupes de un, en avançant chacun dans des pièces sans lumière. Personne ne ferait ça, mais pour le bien de l'histoire, les personnages font ces choix extrêmement douteux.
Blockbuster: film à gros budget, bourré d'actions et d'effets spéciaux, avec pour but principal le pur divertissement. Et de plus en plus gros adepte du raccourci scénaristique.
Sans refaire toute l'année cinéma, je vais m'arrêter sur quelques (mauvais) films qui m'auront marqué, et qui surtout auront été des succès, pour certains critiques, pour d'autres commerciaux, et parfois les deux.
Commençons avec "MAD MAX FURY ROAD": Accueilli et présenté par la presse comme étant un chef d'oeuvre, ce nouveau volet des aventures de "Mad Max" (35 ans après l'original) nous montre qu'il est important de se faire soi-même une opinion, mais aussi que la plupart des critiques ne connaissent pas la définition du mot chef d'oeuvre. Si la mise en scène des courses-poursuites, et l'image proposée relèvent du chef d'oeuvre, pour le reste, c'est le néant. Pour résumer le sujet du film: des bandes rivales se font la guerre pour des ressources (eau, pétrole) qui se font rare. C'est ainsi que tout le long du film, un mec use du pétrole pour faire des flammes avec sa guitare ou que les héroïnes qui s'échappent utilisent le peu d'eau qu'elles ont pour prendre une douche... Logique. Arrive une scène où Max a besoin d'armes, il part donc arrêter un tank tout seul en pleine nuit, et revient l'air de rien, en ayant réussi sa mission. Comment a-t-il fait? Nous ne le saurons jamais, car tout se passe en hors-champ! Le plus gros foutage de gueule est pourtant à venir: si pendant une heure, Max, Furiosa, et les autres font tout pour échapper au grand méchant, et à son domicile (ou prison) de grand méchant, à partir du moment où ils sont enfin sains et saufs, Max convainc tout le monde que la prison, c'était pas si mal en fait. WHAT ZE F...!!!! Et donc, rebelote, une heure de courses-poursuites dans l'autre sens. Un scénario qui tient sur une feuille A4 (grand max...). Tout dans l'action, rien dans la réflexion.
Poursuivons avec "JURASSIC WORLD". Si le film a moyennement été accueilli par la critique (comme quoi, tout n'est pas perdu), il s'agit d'un énorme succès commercial. On parle là d'un film qui dès la bande-annonce nous envoyait du lourd. Un parc enfin ouvert, un dinosaure génétiquement modifié (comme dans les films genre "Sharktopuss" où un savant fou décide de croiser un requin avec une pieuvre géante, le genre de film qui ne sort jamais sur nos écrans). Jusque là, en terme d'histoire, c'est du réchauffé de "Jurassic Park". Mais la bande-annonce, le synopsis aussi d'ailleurs, ne s'arrête pas là, puisque le héros chargé d'arrêter le monstre hybride est un dresseur de vélociraptors.......Avant même de voir le film, on nous prend déjà pour des idiots. Une des scènes les plus importantes du film est bien sûr le moment où l'Indominus Rex s'échappe. Rappel des faits: notre héros, expérimenté et qui connaît les dinos, vient inspecter l'enclos du I-Rex, enclos sur lequel travaillent une quinzaine d'ouvriers afin de le renforcer. Notre héros et sa belle, ainsi que figurant 1 cherchent l'I-Rex à travers la vitre, et se rendent compte que des marques de griffes ont été faites sur un mur juste à côté. La question qu'ils se posent tous n'est pas "l'I-Rex s'est-il fait les ongles?" mais "a t'il escaladé le mur?". Le figurant 1 chargé de la surveillance n'a rien vu, les ouvriers non plus, et personne n'a vu une bêbête carnivore de 15m de haut se promener dans la nature, mais non la bestiole a quand même dû s'échapper. Pour vérifier, notre héros entre les mains dans les poches dans l'enclos, et seulement une fois dedans, décident de tracer notre dino qui a été pucé... Dans le même genre, on a aussi les deux gamins super-cons qui décident de faire du hors-piste en franchissant une porte qui a été défoncée et alors que tout le monde leur dit de rentrer. Ces mêmes gamins se trouvent ensuite face à une voiture en panne et hop, réplique magique "tu te souviens quand on a aidé papy a retapé son 4x4" et bien sûr, les gamins crétins deviennent des cracks en mécanique. Sautons à la grande scène finale, où l'héroïne en talons court aussi vite que le T-Rex (chronométré à 40km/h, plus rapide qu'Usain Bolt) et où T-Rex et vélociraptors font ami-ami pour venir à bout de l'I-Rex........ Je sais qu'il s'agit d'un film, que les dinosaures n'existent pas, mais niveau crédibilité, avouez que c'est zéro! Raccourcis scénaristiques pour justifier de l'action: il faut que le dino s'échappe, il faut que les gamins soit en danger, il faut un super combat de dinos.
Novembre. Grosse attente autour de "SPECTRE" dernier James Bond en date après le très bon "Skyfall" (de l'avis général, pas le mien). Sans rentrer dans les détails, et juste pour l'anecdote: si le gros méchant est méchant avec James Bond, c'est parce que son papa jouait plus avec James qu'avec lui quand ils étaient petits. Où comment changer une tension dramatique en situation comique.
Le meilleur pour la fin. "STAR WARS EPISODE VII", l'événement de l'année, attendu de tous. Disney a su faire monter la sauce comme il fallait: bandes-annonces lâchées au compte-goutte, promesse d'un retour aux sources (à la fois visuel, après le CGI hideux de la prélogie, et pour satisfaire les fans avec les acteurs originaux)... Au final, cet événement a été un non-événement, Disney ne prenant aucun risque et voulant satisfaire tout le monde, fans de toujours, fans à venir, enfants. Un scénario dénué de toute originalité et qui n'est qu'un pâle copié-collé de l'épisode IV sorti en 77. Déjà dans le texte déroulant, on apprend que le Premier Ordre a pris le pouvoir et que la Résistance résiste. Les gentils avaient pas gagné y'a 30 ans? A l'époque, c'était pas déjà l'Empire qui foutait la m...? Les ressemblances ne s'arrêtent pas là... Voici l'histoire de

Chaque génération à son histoire? Vraiment?
"Jurassic World" et "Star Wars 7" sont deux des cinq plus gros succès de tous les temps sans avoir une once d'originalité, sans avoir pris le moindre risque et en nous prenant clairement pour des buses. Why? Mais WHYYYY???
Le problème de ces films est double. D'un côté, les producteurs n'aiment pas prendre de risques et nous proposent de plus en plus de films ciblés, cadrés, au cahier des charges bien précis. Les scénaristes ne peuvent plus faire appel à leur imagination, et les réalisateurs ne viennent plus avec leur vision propre, ils sont tout de suite recadrés.
L'autre côté du problème, ce sont les spectateurs. Les prod' peuvent toujours proposer des blockbusters bas de gamme, qui se ressemblent tous, mais c'est le public qui choisit d'aller au cinéma. On nous propose de la merde, et on la mange, alors pourquoi s'embêter à faire quelque chose de mieux? Le réalisateur de "Terminator Genisys" l'avoue lui-même (http://www.ecranlarge.com/films/news/942124-le-realisateur-de-terminator-genisys-admet-que-son-film-n-a-aucun-sens): à partir du moment où il y a de l'action, toute trame scénaristique est inutile.
Même si comme beaucoup, je vais au cinéma pour me détendre, et que j'aime les films divertissants, j'aime surtout être transporter par une histoire, surpris par des rebondissements inattendus, pas seulement collé à mon siège par des scènes d'actions spectaculaires. Aujourd'hui, c'est pourtant ce qui prédomine: les histoires se ressemblent toutes, on cherche juste à être original pour les scènes d'actions. Et les producteurs y trouvent leur compte, à partir du moment où ils trouvent un filon, ils l'exploitent jusqu'au bout. Et ça marche, alors pourquoi proposer autre chose?
2016 en est le parfait exemple avec un nombre important de suites, reboots, cross-overs, remakes, préquels, adaptations de comics, jeux-vidéos... (Batman Vs Superman, Deadpool, Suicide Squad, Assassin's Creed, Gambit, X-Men Apocalypse, Ninja Turtles 2, Captain America 3, Tarzan, Le Livre De La Jungle, Independance Day 2, Transformers 5...). Niveau originalité, on a vu mieux. Sans oublier qu'à la fin de l'année, nous aurons droit à un spin-off de "Star Wars" et en 2017, la franchise "Spider-Man" recommencera dès le début pour la troisième fois en 15 ans!
Ces blockbusters sont LES films attendus chaque année, survendus, surmédiatisés, ils sont pourtant de plus en plus décevants. Ils se ressemblent déjà beaucoup entre eux, mais maintenant, au sein d'une même franchise, ils sont identiques! Et pourtant, le succès est là! Nous sommes pris pour des cons, et ce n'est malheureusement pas près de changer.
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